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LES REER APRÈS LA TEMPÊTE

Mise en ligne le : 03 février 2010 L'année 2009 a été difficile pour plusieurs travailleurs. Après les tempêtes boursières de 2008, les Canadiens sont devenus frileux et disent épargner davantage. Mais la proportion de gens qui cotisent à un régime enregistré d'épargne-retraite est encore peu élevée au goût des planificateurs financiers. «Seulement un tiers des gens cotisent à un REER, souligne François Morency, président d'Aviso, les conseillers financiers. Et les régimes de retraite sont de plus en plus rares.» La clé pour finir ses jours à l'abri des soucis financiers repose sur la discipline personnelle. Dans l'idéal, un travailleur devrait investir 18% de son revenu dans son REER ? soit le pourcentage maximum permis, avec un plafond fixé à 21 000$ pour l'année fiscale 2009. Dans les faits, peu de Canadiens atteignent le maximum permis. Les planificateurs financiers conseillent de commencer par prendre l'habitude de l'épargne avant de viser des sommes plus élevées. «Il faut commencer par de petites sommes, suggère M. Morency. Ce sont les premiers milliers de dollars qui rapportent le plus, qui travaillent à l'abri de l'impôt pendant 20, 30, 40 ans.» Par la suite, le travailleur peut se servir de ses droits inutilisés des années précédentes pour faire une contribution plus importante à son REER. S'il dépasse le maximum permis par la loi, il devra toutefois payer une pénalité. Comme son nom l'indique, la somme accumulée dans un REER est avant tout destinée à la retraite. Cependant, plusieurs programmes existent pour profiter de l'épargne accumulée avant d'avoir atteint cette période de la vie. À condition de rembourser la somme retirée, un acheteur peut se servir du Régime d'accession à la propriété (RAP) pour utiliser jusqu'à 25 000$ de son REER comme mise de fonds à l'achat d'une maison. Le REER peut aussi servir à retourner aux études grâce au Régime d'encouragement à l'éducation permanente (REEP). À noter que si le REER est simplement retiré hors d'un programme établi par le gouvernement, le cotisant devra payer de l'impôt. Meilleur moyen Après le temps des Fêtes, les institutions financières lancent leur campagne pour sensibiliser la population à l'importance de cotiser à un REER avant le 1er mars, date limite pour bénéficier du remboursement d'impôt pour la déclaration de revenus de l'année précédente. Mais le meilleur moyen d'épargner est d'en faire une habitude. Un prélèvement automatisé chaque semaine ou chaque mois permet de cotiser toute l'année sans faire un trou dans son budget. Pour ceux qui auraient oublié de prendre cette bonne résolution l'an dernier, il reste le prêt-REER. Même si les taux d'intérêt sont bas, le prêt devrait être remboursé rapidement. «Les intérêts ne sont pas déductibles des revenus, rappelle Tina Di Vito, directrice générale-Stratégies de retraite à BMO Groupe financier. Si on emprunte pour une cotisation REER, on utilise le remboursement d'impôt pour rembourser le prêt. Le remboursement ne devrait pas prendre plus de 12 mois. Sinon, ça devient très difficile.» Où investir? «Depuis un an et demi, les gens ont été nerveux par rapport aux investissements, explique Mme Di Vito. Les gens devraient s'asseoir avec un conseiller financier et réévaluer leur profil d'investisseur et leurs objectifs.» BMO Groupe financier vient tout juste de lancer le site profildinvestisseur.bmo.com, pour aider les investisseurs à déterminer leur tolérance au risque et ainsi les guider dans leurs choix d'investissement. François Morency, d'Aviso, rappelle une vieille règle qui permet d'avoir une idée globale du pourcentage d'actions à prendre: calculer 100 moins l'âge de l'investisseur. «Si vous avez 40 ans, par exemple, vous pouvez mettre 60% de la somme en actions et 40% en obligations», explique-t-il. Plus l'âge de la retraite approche, plus la proportion de placements risqués devrait diminuer. La diversification assure aussi une plus grande sécurité. L'autre règle d'or consiste à bien s'informer. «Il faut investir dans quelque chose qu'on comprend et qu'on connaît», met en garde M. Morency, qui rappelle les récents scandales financiers. Source : lapresseaffaires.cyberpresse.ca
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