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CELI ou REER: faites votre choix!

Mise en ligne le : 17 mars 2014

Le compte d'épargne libre d'impôt (CELI) fait désormais partie intégrante du paysage, avec près de la moitié des Canadiens disant en avoir un. Souvent présenté comme étant complémentaire, le CELI s'est plutôt imposé face au Régime enregistré d'épargne-retraite (REER). Petit retour sur les particularités des deux.

Selon les résultats d'un sondage annuel de BMO Groupe financier, 48 % des répondants disent détenir un CELI. Les titulaires prévoient d'y cotiser, en moyenne, 3625 $ cette année. Selon les grandes conclusions, les personnes âgées de 65 ans ou plus sont plus enclines à avoir un CELI que les Canadiens des autres groupes d'âge (53 %). Les répondants citent les 
retraits non imposables et la capacité de retirer des fonds en tout temps comme étant les principaux avantages de ce compte. Et le CELI est utilisé essentiellement comme un véhicule d'épargne-retraite (47 %) et comme une source de fonds d'urgence (43 %).

Le CELI est dans le paysage depuis 2009. Le titulaire doit être une personne physique (et non morale) âgée de 18 ans ou plus. Elle pouvait cotiser jusqu'à 5000 $ par année. Ce plafond de 5000 $ étant cependant indexé annuellement (indexation arrondie aux 500 $ près), il est passé à 5500 $ en 2013. À l'instar du REER, toute cotisation permise mais non utilisée peut être reportée aux années suivantes.

Contrairement au REER, les cotisations au CELI ne sont pas déductibles du revenu imposable. Mais comme le REER, le revenu généré par cette épargne s'accumule à l'abri de l'impôt. Il n'y a pas de contraintes fiscales liées aux retraits, quoique les institutions financières puissent exiger des frais selon la fréquence des retraits. Le montant retiré du CELI va s'ajouter au droit de cotisation l'année suivante.

Stratégie optimale

On va généralement reconnaître que la stratégie optimale consiste à cotiser au maximum à son REER puis à diriger le remboursement d'impôt vers un CELI. Mais puisqu'il faut composer généralement avec une épargne limitée, un choix devra être fait. On retiendra alors que, si le taux d'imposition est égal entre le moment où la cotisation est faite et celui où elle est retirée, on choisira indifféremment une cotisation au REER ou une contribution au CELI. Si le taux d'imposition est moins élevé au moment du retrait, le REER aura l'avantage, bien que l'effet de ce jeu des écarts s'atténue plus le retrait est lointain. À l'inverse, si le taux lors du retrait est plus élevé, le CELI l'emporte.

Les avantages du CELI

Mais au-delà de cette comparaison de taux marginal, le CELI propose certains avantages. Pour les retraités, toutes les sommes sorties du CELI ne modifieront en rien les prestations de la Sécurité de la vieillesse (et du supplément du revenu garanti). Quant aux montants retirés, parce qu'ils ne sont pas imposés, ils ne seront pas pris en compte dans le calcul du droit à des prestations ou à des crédits fondés sur le revenu. Sans compter que, si le détenteur du REER est contraint de piger dans son régime avant l'âge de la retraite, les impôts prélevés sur ces fonds pourraient faire passer une personne dans une tranche d'imposition supérieure et réduire ses prestations fondées sur le revenu, notamment le crédit pour la TPS/TVQ, la Prestation fiscale canadienne pour enfants et la Prestation fiscale pour le revenu de travail. Ce problème ne se pose pas avec le CELI.

Aussi, puisqu'il n'est pas nécessaire de dégager un revenu gagné pour cotiser à un CELI, ce compte devient une solution de rechange au REER, notamment pour les plus jeunes et les retraités, qui doivent mettre un terme à leur REER à la fin de l'année civile au cours de laquelle ils atteignent l'âge de 71 ans.

De plus, le CELI n'est pas soumis à une contrainte de sortie, peu importe l'âge. Pour leur part, les retraits d'un REER sont imposables l'année où le retrait est effectué (à l'exception des retraits faits dans le cadre du Régime d'accession à la propriété ou du Régime d'encouragement à l'éducation permanente. Ces derniers ne sont pas imposables, à condition d'être remboursés dans les délais impartis). Pour adoucir la facture fiscale, il sera conseillé de convertir les sommes accumulées dans un REER en un régime de paiement ou d'étalement de revenu (comme un FERR ou une rente).

En revanche, les cotisations à un CELI ne sont pas déductibles de l'impôt sur le revenu, alors que les cotisations à un REER le sont. Et le plafond de cotisation peut être plus élevé. La cotisation annuelle maximale en 2013 se limite au moindre de 23 820 $ (24 270 $ en 2014) ou 18 % du revenu gagné de l'année précédente, moins le facteur d'équivalence le cas échéant. Il est permis d'effectuer une cotisation et de reporter la déduction à une année plus favorable tout en bénéficiant du jeu de l'accumulation du rendement à l'abri de l'impôt.

CELI ou REER ? C'est selon.

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